Oct 13 2009

CHEAP666/001 – Waltham Holy Cross

Keiki - Waltham Holy Cross

Le deuxième album de keiki, intitulé Waltham Holy Cross, sort ce 19 octobre sur le nouveau label Cheap Satanism Records. Ces adorateurs de démons à deux balles entendent bien transformer ce duo bruxellois de “satanic pop” en Fausts modernes. Le succès, la gloire. Les âmes déjà en poche. Nombre de boucs en stock pouvant être sacrifiés à cet effet.

Dans keiki, nous retrouvons la chanteuse semi-anglaise Dominique Van Cappellen-Waldock ainsi que le guitariste semi-italien Raphaël Rastelli. A 18 ans, Dominique rencontre Ronnie James Dio (deuxième chanteur de Black Sabbath), ce qui marque la suite de sa vie affective et musicale, en sublimant notamment son amour pour le doom-metal et les chats. Début des années 90, Raphaël sublime quant à lui ses poussées d’acné en fondant Les Jeunes, membre de La Famille, collectif-groupe-secte qui fait les belles heures de la jeunesse rebelle de Wallonie et d’ailleurs. Passant du mode majeur au mineur (“True heaviness lies in minor chords” dixit Tony Iommi – Black Sabbath), la musique de keiki croise aujourd’hui une palette d’influences où se mélangent PJ Harvey, Beastie Boys, Enon, Add N to X, Dead Kennedys et même Venom.

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La recette peut paraître simple : chant assuré, riffs de guitare foudroyants, boîtes à rythmes uniquement programmées en mode “Step” et puis, surtout, les sons surnaturels du theremin, instrument aussi difficile à dompter qu’un cheval des Grandes Plaines. Simple, non. Mais direct, catchy et groovy, oui. Un monde rendu davantage tordu, étrange et drôle par des textes nous parlant de la mère d’Andy Warhol (Andy’s Candy), d’amour homosexuel entre une souris et un dragon (Rainbow Cheese), d’une ville balnéaire anglaise où la vieillesse est heureuse (Skegness), de la passion d’un boucher du Far West pour une prostituée (Lottie Johl), de cancer (Forest Fire), de dépendance maladive (Glue) ou de dissection (Vital – dont le titre est un hommage au réalisateur japonais Shinya Tsukamoto). Le titre de l’album, Waltham Holy Cross, évoque quant à lui le nom de cette petite ville perdue de la  périphérie londonienne, près de laquelle Dominique passa une partie de son enfance. La pochette du CD, dont les collages étranges ont été réalisés par Gélise, rend elle aussi un hommage tout particulier à la vie des suburbs britanniques : incendies, sexe et kangourous.

DISPONIBLE SUR COMMANDE OU EN TELECHARGEMENT


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