Il y a environ un an, Cheap Satanism Records a reçu un message d’un groupe appelé Swilson. Il venait de créer son propre label (Hi-Science) pour sortir ses méfaits et ceux de ses amis. Il nous demandait si nous avions des conseils à lui donner pour se faire connaitre en Europe. Nous n’en avions pas spécialement. En attendant, l’écoute de son premier album intitulé Demonology s’est avérée particulièrement jouissive. Nous nous sommes donc dit que nous gagnerions à joindre nos forces si nous voulions un jour réussir à s’imposer comme maître du monde.
En attendant, voici 8 faits, 4 demi-vérités et 1 mensonge au sujet de Swilson:
Swilson est originaire du New Jersey, là où les Misfits ont commencé. Quelques années plus tard, il a migré dans l’ouest pour prendre part à la scène iPunk de Los Angeles.
Pour autant qu’il le sache, Swilson n’a pas de lien avec Brian, Robert Anton, E.O., Peter Lamborn, August, Colin, Woodrow, Charlie ou Mookie.
Swilson a obtenu son diplôme de démonologie de la prestigieuse TLA University en Philadelphie.
Avant de devenir un musicien rock qui troue littéralement le cul, Swilson a travaillé comme racoleur imbibé, employé de vidéo club aigri, paysagiste défoncé et poissonnier stylé.
Swilson a un jour aidé à résoudre un quadruple meurtre dans le Jersey Nord.
John Zorn a un jour donné à Swilson une carte de l’abbaye d’Aleister Crowley, située en Sicile.
Demonology, le premier album de Swilson, a été enregistrée dans un chalet en bois situé dans la San Fernando Valley. Sophia DiMatteo , une batteuse de 14 ans, joue dessus.
L’album contient 12 chansons sur les démons, les femmes et les démons.
Swilson est un historien amateur sur la musique et la politique de la Jamaïque, et ce, bien que l’endroit le plus proche de la Jamaïque qu’il ait visité est Austin, Texas.
Swilson a voyagé avec Townes Van Zandt, mangé une pizza avec Lee Ving et saoulé par Donovan.
Swilson n’a jamais fait la fête avec Roky, Iggy, ou Ozzy.
Le voisin de Swilson est le 5ème homme le plus riche du monde.
Swilson a gagné le championnat de “Satanic Psychedelic Loner Rock” en 1989, 1997, et 2004.
Cheap Satanism Records fête ses 2 ans. Pour célébrer cela dignement, ces adorateurs de démons à deux balles s’amusent avec le chiffre “2″ en sortant 2 split EPs impliquant 2 de ses groupes phares qui livreront chacun leur 2ème production labélisée Cheap Satanism Records dans le courant de l’année 2012.
Un de ces splits verra Joy As A Toy croiser le fer avec Germanotta Youth, formation italienne dans lequel on retrouve notamment Massimo Pupillo de Zu.
Joy As A Toy est actuellement en pleine finalisation de l’enregistrement de Dead As A Dodo, leur 2ème album qui sortira au printemps prochain sur Cheap Satanism Records. Avec ce nouvel opus, Joy As A Toy immortalisera ce projet un peu fou qu’il a présenté lors de la 1ère ZomBIFFF Night, organisée par Cheap Satanism Records dans le cadre du Brussels International Fantastic Film Festival. Pour rappel, renforcé pour l’occasion par la présence de Pierre Verloesem (X-Legged Sally, Flat Earth Society…) à la basse, le groupe en avait profité pour sortir synthétiseurs analogiques et samplers afin de livrer un répertoire librement inspiré des bandes originales des films du maître de l’épouvante Dario Argento. Sur ce split, le groupe laisse tomber le “librement inspiré” pour reprendre à sa sauce le thème de Profondo Rosso (Deep Red) composé en 1975 par le groupe Goblin et complète sa face avec un titre original monstrueusement allumé.
“Monstrueusement allumée” est un qualificatif qui collerait à merveille à Germanotta Youth. Il suffit de lire la note d’intention du groupe pour le prouver : “Dans les années 80, Ciccone Youth a vu le jour alors que Madonna (Louise Veronica Ciccone de son vrai nom) dominait le monde. Nous sommes en 2010. C’est l’ère de Lady Gaga (derrière laquelle se cache Stefani Joanne Angelina Germanotta). Voici donc venu le temps de Germanotta Youth!!!” Tout est dit ou presque. Avec ce split, Germonatta Youth qui définit sa musique comme de la “Cybergrind Techno Fast & Furious”, joue au même jeu que Joy As A Toy. Le trio romain signe une reprise au rouleau compresseur du célèbre thème d’Halloween de John Carpenter et complète le tableau avec un morceau de son cru horriblement oppressant.
Cheap Satanism Records fête ses 2 ans. Pour célébrer cela dignement, ces adorateurs de démons à deux balles s’amusent avec le chiffre “2″ en sortant 2 split EPs impliquant 2 de ses groupes phares qui livreront chacun leur 2ème production labélisée Cheap Satanism Records dans le courant de l’année 2012.
Le premier split verra Keiki partager un vinyle 10’’ avec Bee and Flower, formation berlino-new-yorkaise menée par la vénéneuse Dana Schechter qui a collaboré notamment avec Angels Of Light et American Music Club. Keiki est actuellement en pleine finalisation de Popcorn From The grave, leur 3ème opus (2ème sur Cheap Satanism Records) .
Sur ce disque, Keiki livre deux morceaux qui jouent habilement la carte de la tension et qui pourront surprendre les habitués de la “satanic pop” douce-amère du duo bruxellois. Guitares et theremin inquiets. Chant à la limite du spoken word. On aurait presque envie de parler d’”haunted rock” si les textes joueurs ne nous rappelaient pas que nous sommes bien dans l’univers tordu de Keiki. Enregistré en duo avec Pete Simonelli, le chanteur habité des sans-franciscains d’Enablers, Full Body Wolf cisèle un énigmatique échange entre Dominique Van Cappellen-Waldock et Pete Simonelli, apprenti taxidermiste pour l’occasion. Tandis qu’A Woman’s Love, lui, rend hommage à un vieux film gothique italien tombée dans le domaine public depuis lors: Bloody Pit Of Horror. Les plus attentifs se rappelleront que Keiki avait déjà réalisé une vidéo d’Ironing Man, un morceau de leur précédent album, à partir d’extraits de ce film.
D’”haunted rock”, il en a toujours été question avec Bee and Flower tellement sa musique cinématographique tourmentée collerait à merveille à des décors fantomatiques. Avec Jackson and You’re not the Sun, Bee And Flower nous fait le plaisir de dévoiler 2 extraits de son prochain album Suspension qui sera sans nul doute son album le plus abouti. Enregistré par Martin Bisi à New York (e.a. The Dresden Dolls, Angels Of Light, Serena Maneesh) et Ingo Krauss à Berlin (Crime & the City Solution, Tindersticks), Suspension démontrera encore mieux la capacité du groupe à mélanger douceur déchirante et férocité délicate. Les 2 titres figurant sur ce disque en sont l’illustration parfaite. L’imparable mélodie sombrement mélancolique du premier est magnifiquement prise à revers par la mélopée envoutante et lumineuse du second.